Traduction de l'anglais, subculture, le terme sous-culture est, la plupart du temps, utilisé dans le même sens. Néanmoins, cette traduction littérale n'a pas les mêmes connotations en français et en anglais, ce qui « pose un problème de traduction ». En effet, l'utilisation du mot « sous » « affecte à toute forme de culture dite non légitime un préfixe péjoratif ». Cette connotation n'apparaît pas en anglais dans le préfixe latin sub, qui renvoie davantage à un aspect souterrain, ou « underground ».La définition ci-dessus concerne le terme tel qu'il est utilisé dans les ouvrages de sciences humaines anglophones traduit en français. C'est pourquoi, en sociologie, le mot subculture est souvent conservé en anglais, pour ne pas dénaturer son sens initial. On notera des traductions qui le conserveront à cet effet, afin de ne pas rabaisser en sous-catégorie des cultures généralement en avance sur leur temps et/ou à la marge d'une culture « traditionnelle » impérialiste.
Caractéristique
Une sous-culture est un ensemble de valeurs, de représentations et de comportements, propres à un groupe social ou à une entité particulière. Lorsqu'une sous-culture se caractérise par une opposition systématique à la culture dominante, elle peut en plus être qualifiée de contre-culture. Comme le décrit Ken Gelder, les sous-cultures sont sociales, possèdent leurs propres conventions, valeurs et rituels, mais elles peuvent également être immergées ou auto-absorbées ; c'est cette dernière précision qui fait qu'une sous-culture n'est pas forcément une contre-culture.
Hipster = Terme désignant une personne qui refuse la culture « main Stream » à tous les niveaux de son « life style ». Grand chantre de la pensée indépendante, le Hipster nous gratifie souvent de petites liquettes chinées à tout hasard dans le marais. En général, le Hipster se trouve plus stylé que la moyenne.

Ex : Le Sociologue est un blog trop stylé, c’est un repaire à Hipster.
La société se hipsterise. Nul besoin de s’appeler le Sociologue et d’être beau comme Steeve Bourdieu pour s’en rendre compte. Dans ce monde de l’instantanéité et de la lassitude facile, il est devenu primordial d’imposer un life style unique pour ne pas être étiqueté de « mouton ». Le hipster n’est pas indissociable d’une forme de théâtralisation de ses faits et gestes. Il commence par partager ses trouvailles musicales, gustatives ou encore vestimentaires avec quelques happy fews avant d’abonder les réseaux sociaux de sa vanité artistique. « J’écoute ça, je m’habille là, je suis trop stylé » Du rideau en velours côtelé qu’il élève au rang d’outfit suprême (car déniché dans quelques brocantes ou friperies parisiennes) nait l’impression d’un je-m’en-foutisme vestimentaire dont l’honnêteté intellectuelle est à questionner. Le Hipster adore s’auto évaluer stylé, mais ce qu’il aime encore plus c’est que les autres le trouvent stylé. A l’image de Dorian Gray, le Hipster fait de sa vie une œuvre d’art et construit sa légende en cherchant la distinction. Se distinguer d’autrui, être avant-gardiste, ne pas copier… Voilà l’essence même du mouvement hipster. Pour autant, si cette philosophie a pu sembler légitime et pérenne, les analystes montrent que le mouvement est arrivé à un point de non-retour. En effet, le Life Style du Hipster est devenu à son tour populaire. Doit-on s’attendre à la mort du Hipster? Comme le raconte la Fouine, cette grande figure de l’intellectuel moderne, pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. Comme d’habitude, le Sociologue n’a rien laissé au hasard et est heureux de vous gratifier d’une réflexion haute en couleur. Origine du Hipster. Déclinaison du Hipster. Problématique ontologique du Hipster.

Un peu d’histoire
La légende raconte que le terme Hipster aurait été inventé au milieu du 20ème siècle dans le but de donner une appellation aux amateurs de jazz et surtout de bebop. Cet avant-gardisme musical chatoyant aurait alors été la pierre angulaire d’un nouveau lifestyle qui alliait drogue, langage saugrenu et séduction par le style vestimentaire. Des étymologistes ont également développé la théorie selon laquelle le mot hipster proviendrait du concept « hype » auquel on aurait rajouté le suffixe « ster » en hommage à Fred Astaire ce grand danseur de carmagnole. Pour être honnête, le Sociologue ne croit pas un mot à toutes ces versions. En fait, la vraie origine du mot Hipster provient du croisement – je dirais même de la rencontre fortuite – entre les mots Hamster et Hype. Un livre secret raconte qu’au siècle dernier le Hamster était un animal de compagnie très en vogue au sein de l’aristocratie européenne. Posséder un hamster était un signe de richesse et de pouvoir. Les heureux propriétaires de Hamster avaient pour coutume de lui acheter une cage et beaucoup de petits accessoires pour qu’il se sente bien chez lui. On lui offrait également quelques outils pour éviter qu’il ne prenne froid après s’être adonné à quelques footings dans sa cage. L’aristocratie d’antan s’était vite rendue compte que plus le hamster avait des vêtements stylés, plus il était heureux et séduisant. Cet avant-gardisme vestimentaire faisait de lui un leader d’opinion parmi ses pairs. L’opportunité lui était ainsi donnée de se taper toutes les petites Hamsters des voisins. « Hey ton hamster est trop hype, c’est un Hypester !» déclara un jour le comte Hébon. Les années ont passé, la mode des Hypester également mais le terme est resté et dans l’usage l’appellation s’est transformée en « Hipster » désignant de facto tous les originaux et autres avant-gardistes musicalo-vestimentaires.

